jeudi, 17 avril 2008
Mais où sont les lycéens ?
On aurait pu mettre cette vidéo dans la partie "Humour" mais elle peut aussi servir d'argumentaire.
On était venu pour voir des lycéens, mais nous avons du nous contenter de voir les syndicats de profs...
TM
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mercredi, 09 avril 2008
Le Chiffre du jour
11:37 Publié dans argumentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dgh, dhg, manifestation, mobilisation, lycéennes, lycéens, darcos
La gauche manipule les lycéens.
Les syndicats lycéens de gauche agitent le spectre de classes surchargées et d'options supprimées à cause de 11.200 suppressions de postes.
En réalité, c'est seulement 3.500 suppressions de postes qui auront réellement lieu.
Quelque 8 500 postes d'enseignant vont être supprimés mais pour la moitié, ces suppressions seront compensées par des heures supplémentaires effectuées par des enseignants volontaires. Ainsi, selon Xavier Darcos, il n'y aura donc «que 3 500 non-renouvellements d'emploi sur à peu près un million de professeurs».
Quand on sait que le budget de l'éducation nationale augmente depuis 20 ans, alors que dans le même temps le nombre de lycéens chute, une pause budgétaire n'aura aucune incidence sur les conditions d'études...
01:28 Publié dans argumentaires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dgh, dhg, dotation, horaire, globale, lycéens, lycéennes
L'éditorial de Paul-Henri du Limbert du 9 avril.

Editorial, Le Figaro (Le 9 Avril)
La chose est entendue, un gouvernement ne doit jamais se fâcher avec la jeunesse. La droite et la gauche en ont fait l'amère expérience depuis vingt-cinq ans. Mais, dans le même temps, il ne doit pas donner l'impression de trembler devant la première «révolte lycéenne» venue, avec ses slogans simplificateurs et ses mots d'ordre vengeurs. Le gouvernement de François Fillon ne paraît pas sur cette ligne-là, et c'est tant mieux. Un lycéen qui bat le pavé parisien et promet «un printemps chaud» n'a pas toujours raison, loin s'en faut.
Xavier Darcos et ses prédécesseurs n'ont pas attendu la fameuse RGPP (réforme générale des politiques publiques) pour constater une vérité d'évidence. Les moyens consacrés au lycée ont augmenté depuis vingt ans, tandis que le nombre d'élèves diminuait. Ce n'est pas faire injure aux socialistes, qui stigmatisent «la régression» dont serait victime l'école, que de leur rappeler le constat brutal dressé il y a dix ans par l'un des leurs : «Il faut dégraisser le mammouth.» Or, depuis la sortie de Claude Allègre, l'embonpoint n'a guère changé. L'Éducation nationale demeure cette énorme machinerie au fonctionnement parfois opaque qui compte 1,2 million de fonctionnaires. Et qui peut dire que le monde entier envie le «modèle» français et s'en inspire ? Malheureusement, si la qualité de l'enseignement dépendait du nombre de professeurs, cela se saurait. Le taux d'encadrement de l'école française est un des plus élevés au monde, avec un enseignant pour 12 élèves, mais, dans tous les classements éducatifs internationaux, le pays perd peu à peu son rang.
Depuis longtemps, l'erreur des «lycéens en colère», et avec eux celle des socialistes, est de s'enfermer dans la seule logique comptable. La suppression de 8 800 postes, dit l'Unef, c'est «une faute politique». R ien que ça. Mais si «faute politique» il y a eu, n'est-ce pas celle qui a consisté à faire croire aux lycéens durant des années que le «toujours plus» d'enseignants était forcément un gage de qualité ? La vraie question, c'est l'organisation de l'enseignement, sa refonte, la révision de la politique d'orientation de la seconde à la terminale, le rééquilibrage entre les diverses filières, le réexamen de la politique des options, etc. Bref, la réforme du lycée que Xavier Darcos va entreprendre. La perspective alarme certains syndicats d'enseignants qui, comme toujours dans ces cas-là, ont tendance à jeter les lycéens dans les rues. Car le «jeune en colère» est une proie facile, réceptif aux arguments de ceux qui, comme la FSU ou le Mouvement des jeunes socialistes, poussent les feux de la «mobilisation» contre le gouvernement.Au nom d'arguments dépassés, ils ressortent de vieilles ritournelles, attisent les passionset prennent le risque de débordements.
Des lycéens qui manifestent, un gouvernement qui recule : les Français connaissent le film par cœur depuis un quart de siècle. Il appartient à Nicolas Sarkozy et François Fillon de changer un scénario qui voit toujours une petite minorité, souvent manipulée, imposer ses vues à une majorité toujours impuissante.
Paul-Henri du Limbert01:17 Publié dans Editoriaux | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : dotation, horaire, globale, darcos, lycéens, lycéennes, dhg




