jeudi, 17 avril 2008

Les cours de soutien scolaires privés font le plein grâce aux bloqueurs !

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Effet secondaire de l’instrumentalisation des lycéens par les syndicats enseignants, l’augmentation notables du chiffre d’affaire des cours privés de soutien scolaire.

"Il y a déjà une hausse des inscriptions de l’ordre de 15 à 20% selon les régions", constate-t-on à Domicours, un organisme privé de soutien scolaire. Comme ses concurrents, il profite du blocage des lycées et de la mobilisation contre les suppressions de postes. "Mais cela arrive pratiquement toutes les années, il y a presque à chaque fois des grèves. Le plus haut pic fut en 2006 avec le mouvement contre le CPE : il y avait eu 30 à 40% d’augmentation des inscriptions."

Même constat chez le concurrent Keepschool. "Cela a une petite conséquence sur notre chiffre d’affaire, reconnaît le P-DG Nicolas Vauvillier, mais rien d’énorme, peut-être une augmentation de 10 à 15%. Cela se verra plus à la rentrée, comme à chaque fois."

Pris de court, les parents peuvent difficilement réagir dans l’urgence, d’autant plus que stages et cours nécessitent souvent des réservations à l’avance. "Nous ne gérons pas trop l’urgence, explique Stéphane Cohen, d’Anacours, les parents ne peuvent pas trop réagir dès le mois d’avril. En revanche, à la rentrée suivante, ils prennent les devants. En 2006, année du mouvement contre le CPE, ce phénomène s’est beaucoup ressenti, beaucoup plus de gens ont pris des renseignements sur les cours pendant l’été."

À Acadomia, qui affiche près de 100 000 élèves inscrits et 3 millions d’heures de cours donnés pour cette année, le bénéfice est moins flagrant car un équilibre se crée. "Sur les classes à enjeux (première et terminale), il y a une augmentation des inscriptions de 10 à 15%, explique Philippe Coléon, directeur général. Mais elle s’équilibre avec la baisse d’inscription voire les désinscriptions des élèves des autres classes (5ème, 4ème) que les grèves démotivent. Finalement, cela ne change pas grand-chose. Nous ne vivons pas sur les problèmes de l’Éducation nationale."

Finalement, le "toujours plus de profs" des syndicats enseignants a du sens. En effet, plus il y a de profs, moins le niveau est bon, plus les élèves ont besoin de soutien scolaire et plus les profs peuvent en donner, contre rémunération, à l’extérieur des lycées, cqfd ! Déjà, lors de la campagne présidentielle, Ségolène Royale avait remarqué que les professeurs avient l’air de préférer les cours privées de soutien scolaire.... Souvenez-vous !

 

(à partir de 1'10) Laurent

vendredi, 11 avril 2008

Et ils ont dit...

Vendredi soir sur Fr2, dans le JT, des lycéens étaient interviewés.

Pas de grande surprise, on revoit l'une des bloqueuses de Paul Valéry...

"On est inquiet, parce que déjà aujourd'hui, quand le prof fait l'appel : c'est le bordel" 

Si mai 68 ne s'était pas rebellé contre l'autorité, le bordel n'existerait pas ! Ca, ce serait bon à savoir...

Aujourd'hui, pour qu'il n'y ait plus de bordel, il faut d'une part que les lycéens se prennent en charge et se taisent lorsque le prof fait l'appel. Ceci fait partie d'une règle simple, de bon sens, qui devrait nous venir à l'esprit et qui s'appelle le respect de l'autrui, lorsqu'il s'agit d'un élève qui s'exprime, et le respect de l'autorité lorsque c'est le prof qui fait son cours.

D'autre part, il faut une plus grande fermeté de la part des enseignants qui ne doivent tolérer aucun, nous disons bien aucun, manquement au respect de cette règle fondamentale qui permet d'assurer le bon équilibre de l'Ecole Républicaine...

Et ce n'est pas une question de nombre d'élèves. Que l'on soit dans une classe de 20 ou de 35, le problème se pose toujours et il est de la responsabilité du prof d'assurer le calme dans sa salle de cours. Très souvent, lorsque les profs sont inspectés, les élèves sont aussi silencieux qu'une image, surprenant, non ? Et, on se demande qui des deux est inspecté : l'élève ou le prof ?

BD2C